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B
Business Angels :
Un business angel est une personne physique qui investit son propre argent dans des sociétés innovantes à fort potentiel et qui met à disposition de ces entreprises, ses compétences, son expérience, son réseau relationnel et une partie de son temps, dans l’optique, bien évidemment, de réaliser une plus-value à moyen terme. Son action se situe principalement en phase de démarrage. Pour qu’il intéresse un business angel, le projet financé doit être « innovant », mais ce terme doit s’entendre au sens large. Ce n’est pas forcément une innovation au sens technologique. Ce peut être une innovation technique, commerciale ou bien encore un positionnement de l’entreprise sur une niche spécifique prometteuse. Un business angel est très souvent un ancien entrepreneur dont les conseils et le carnet d'adresses sont généralement aussi précieux que les sommes qu'il peut apporter à la société. Il joue le même rôle qu’un capital investisseur, à la différence près que c’est une personne physique et non une société et qu’il réagit plus tôt et plus vite. Tout comme le capital investisseur, il veut être associé intimement au développement de la société dans laquelle il investit. Il a donc un rôle de conseil dans son domaine de compétence mais ne souhaite surtout pas intervenir dans la gestion de l’entreprise.
Aujourd’hui, on estime qu'il existe 4.500 business angels en France contre 40.000 au Royaume Uni et 400.000 aux Etats-Unis. Une activité que les pouvoirs publics souhaitent développer à travers, notamment, les avantages fiscaux pour la souscription au capital des PME…

Pour plus d’informations sur le métier de business angel en France: www.franceangels.org

C
Cash flow :
Cash flow, CAF (capacité d’autofinancement), MBA (marge brute d’autofinancement)… autant de termes qui font référence à une seule et même mesure comptable, celle du flux potentiel de ressources internes dégagées par une entreprise au cours d’un exercice.
Le compte de résultat de l'entreprise comprend tous les produits et charges de l'exercice. Mais ceux-ci ne sont pas tous générateurs d'un flux de trésorerie. Ainsi, les dotations aux amortissements, charges correspondant à l'usure du matériel, ne génèrent pas de décaissements. De même, les plus-values de cession, notion purement comptable, n'entraînent pas directement de flux. Du coup, résultat net comptable ne rime pas forcément avec cash-flow, d'où l'intérêt de déterminer la capacité d'autofinancement de votre entreprise.
Pour mettre en évidence les flux de trésorerie générés par l'entreprise, il convient donc de retraiter le résultat net comptable par différents ajustements neutralisant les éléments ne générant pas de mouvement de trésorerie. Ainsi est obtenue la capacité d'autofinancement de l'entreprise, qui représente le flux de trésorerie dégagé sur l'exercice, et qui correspond à la capacité réelle de l'entreprise à générer de la trésorerie pour faire face à ses besoins financiers : les remboursements d'emprunts, pour la part du capital (les intérêts étant déjà inclus dans les charges et donc pris en compte au niveau du résultat) ; le montant des investissements autofinancés ; la distribution de dividendes ou la couverture du besoin en fonds de roulement.


F
Factor :
L’affacturage (du mot anglais factoring) est une technique de gestion financière par laquelle, dans le cadre d'une convention, un organisme spécialisé, le factor, gère les comptes clients d'entreprises en acquérant leurs créances et en assurant le recouvrement pour son propre compte. Le factor peut aller jusqu’à supporter les pertes éventuelles sur les débiteurs insolvables. Les avantages pour l’entreprise sont certains : rapidité du financement (24 ou 48 heures) des créances achetées, ce qui permet de disposer de trésorerie très rapidement ; délégation de la gestion de la relation client (relance, suivi,...) ; coût proportionnel au chiffre d'affaires. Mais c’est une technique onéreuse. Le factor se rémunère au moyen de commissions, prélevées à chaque transaction (cession de créance) et d’agios sur le solde du compte client. Le coût est bien sûr fonction du risque assumé par le factor (support ou non des impayés).
Bémol : l’affacturage n’est pas à la portée de la première entreprise venue. Le factor est un établissement de crédit et l’instruction d’une convention d’affacturage fait l’objet d’une instruction minutieuse des comptes de l’entreprise demandeuse et de la solvabilité de ses clients.


G
Goodwill :
Appliqué à une entreprise, au moment notamment d’une évaluation précédant une cession ou bien l’entrée ou la sortie d’un investisseur, le goodwill (ou « survaleur ») apparaît comme une valeur présente de l’entreprise, engendrée par des éléments passés et des éléments futurs. La survaleur présente d’origine passée est composée d’un ensemble d’éléments comptable, stratégique ou même humain…
Le premier élément est l’élément comptable qui est représenté par la différence entre le coût historique et la valorisation présente de l’actif. L’élément stratégique, en terme de parts de marché, d’implantation, de types de clientèle, de recherche et développement… est également un élément primordial qui n’apparaît que partiellement en comptabilité. La réputation d'une société, son image de marque, les services particuliers qu'elle accorde à ses clients, les différents avantages concurrentiels ou de synergie qu'elle possède, sont autant d'éléments incorporels qui ont une valeur, bien que n'étant pas présents au bilan.
L’axe humain : compétences de chacun, savoir faire et savoir être, formations acquises, réseaux en place, climat social... n’est également pas valorisé au bilan. Le goodwill est considéré comme une prime que l'entreprise acheteuse (ou l’investisseur) est prête à payer pour la valeur des éléments incorporels et avantages de l'entreprise. La survaleur présente d’origine future est un ensemble d’éléments stratégiques et humains, considérés uniquement en terme financier. Le goodwill est alors considéré comme l'actualisation des résultats futurs de l'entreprise, la valorisation d’un potentiel économique futur actualisé en fonction du risque évalué et du taux de rentabilité espéré. Cette survaleur, d’origine passée et future, est ensuite présentée au marché qui réajuste la valorisation en fonction de l’offre et de la demande. Le goodwill vient s’ajouter à l’actif net comptable.

Mà attenti ! U "goodwill" pò esse negativu. Tandu si caccia. di l’attivu è si chjama un "badwill".

H
Holding :
Un holding (mot masculin mais souvent employé au féminin) est aussi appelé société de portefeuille ou société mère. C’est une société, le plus souvent commerciale (SARL, SAS, SA..) créée par une personne ou un groupe de personnes pour leur permettre d'exercer un contrôle sur d'autres sociétés à travers les actions ou les titres qu'elle détient. Sa fonction est d’assurer l’unité de direction. Il est souvent qualifié de « société consolidante » dans la mesure où elle se contente de faire remonter dans son bilan les différents postes-comptables de ses participations.
On distingue deux catégories de holdings : le holding pur, qui détient exclusivement des titres sociaux de ses filiales ; et le holding impur, qui assure également des services de gestion et d'administration facturés à ses filiales : activités de conseil, de centralisation de la trésorerie, de tenue de la comptabilité voire activité de direction s’il rémunère les dirigeants et/ou cadres du groupe. On parle aussi de holding mixte quand la société mère exerce une activité industrielle ou commerciale qui lui est propre tout en exerçant le contrôle sur d’autres sociétés (ses filiales).


L
LBO ou Leverage buy out :
Pourtant, grâce à la technique dite de LBO, reprendre une entreprise n’est pas si compliqué et peut même être une opportunité pour un entrepreneur potentiel, y compris sans gros moyens financiers.
Un LBO est le rachat d’une entreprise, financé par un faible apport en fonds propres et une très large part d'endettement bancaire. Concrètement, une société holding, constituée par le repreneur, s'endette pour racheter la société cible. La société holding remboursera sa dette grâce aux dividendes provenant de la société rachetée. Un LBO sera largement facilité et sécurisé par l’intervention d’un capital investisseur, en fonds propres et de façon minoritaire, aux côtés du repreneur. Cette intervention diminue la dette bancaire et facilite donc son remboursement. De plus, le capital investisseur accompagne le repreneur dans sa gestion en lui faisant partager son expérience et son réseau de compétences. Une fois la dette bancaire remboursée (6 à 8 ans), le capital investisseur cède ses parts minoritaires au repreneur. Bien sûr, l’entreprise cible doit être saine et régulièrement bénéficiaire ou alors « dormante » mais avec un réel potentiel. Quant aux capacités de manager du repreneur, elles doivent être avérées, soit qu’il soit salarié de l’entreprise qu’il rachète, soit qu’il ait une expérience du secteur d’activité ou de la gestion d’entreprise.
Les outils financiers existent : Oséo propose des prêts et des garanties spécifiquement dédiés à la transmission d’entreprises. Les banques sont aujourd’hui largement sensibles à cette question et intéressées par les projets de reprises, d’autant plus s’ils sont accompagnés par un capital investisseur comme Femu Quì ou, très prochainement, le FIP Néovéris Corse.

Lease-back :
Le lease-back est une opération par laquelle une entreprise propriétaire d'un bien, immobilier en général, le cède à une société de crédit-bail, qui le remet immédiatement à sa disposition par une opération de crédit-bail. Mais quel est donc l’intérêt de réaliser une telle opération ? Une entreprise peut avoir besoin de capitaux à long terme, soit pour financer un développement ou une croissance externe, soit pour consolider des financements court terme (crédits relais, découverts, affacturage) qui déséquilibrent son bilan. Pour autant, elle n’est peut être pas en mesure de convaincre son banquier : le développement de l’activité ou la simple consolidation financière du bilan peuvent être jugés trop risqués au regard de la situation de l’entreprise. Et c’est là que peut intervenir le lease-back, à condition que l’entreprise soit propriétaire d’actifs, immobiliers si possible. Pour le banquier, par l’intermédiaire de sa filiale de crédit bail, le risque est moindre puisqu’il devient propriétaire d’un bien immobilier qu’il remet immédiatement en location à l’entreprise qui l’occupe depuis des années. L’entreprise, quant à elle, réalise un actif, en général intégralement payé, pour trouver les liquidités nécessaires à ses projets de développement ou à sa consolidation financière. Sans que cela ne modifie son fonctionnement, puisqu’elle reste dans ses locaux, dont elle sera à nouveau propriétaire à la fin du crédit bail, en général, au bout de 7 à 10 ans.

S
Stock option :
Les stocks options, en général associés à des millions d’euros, font régulièrement la une des journaux. Pourtant, c’est une forme de rémunération qui peut intéresser les entreprises de toute taille. Une société en croissance, même petite ou moyenne, peut offrir à ses salariés et dirigeants la possibilité d’acheter un certain nombre de ses actions dans une quantité limitée et pendant une période limitée, à un prix déterminé à l’avance, en général inférieur à la valeur réelle du titre. Primo, c’est un bon moyen de donner à un cadre de l’entreprise un intérêt direct à l’accroissement de la valeur de l’entreprise. En devenant actionnaire à des conditions très favorables, il percevra comme rémunération de son engagement et de son efficacité, une partie des dividendes qu’il aura contribué à créer. En poussant un peu plus loin, cela peut même permettre à une PME à fort potentiel de recruter un cadre de haut niveau que le salaire proposé n’aurait pas suffit à convaincre. Secondo, c’est un bon moyen pour un créateur d’anticiper sur la croissance de son entreprise et le besoin d’augmenter son capital en faisant appel à des investisseurs. En s’attribuant des stocks options, il pourra souscrire à cette augmentation prévue du capital à des conditions préférentielles, juste rémunération du travail de créateur.

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